Présentation des Jika-Tabi Saibu de la marque Kurashikiya

Photo de jika-tabi : chaussures séparant le gros orteil

Qu’est-ce que des Jika-Tabi ?

Les Jika-Tabi sont des chaussures d’origine japonaise. Ces dernières ont la particularité de séparer le gros orteil. Elles sont plutôt destinées à un usage extérieur, mais en France nous les utilisons très peu pour cela.

Nous associons immédiatement ce type de chaussures au Japon ainsi qu’aux arts martiaux issus du même pays, tel que le Bujinkan. D’ailleurs, nous les utilisons principalement pour la pratique de sports de combat. Cependant, nous les retrouvons également pour un usage intérieur comme chausson.

Selon les modèles, les Jika-Tabi se rapprochent beaucoup des chaussures minimalistes, car elles peuvent avoir une semelle très souple, procurant de bonnes sensations.

Chaussure japonaise jika-tabi

 

Le modèle Saibu

Les Saibu sont fabriquées par Kurashikiya, cette marque appartenant à Marugo. Si cela ne vous dit rien, c’est une entreprise japonaise fabriquant des Jikatabi depuis plusieurs dizaines d’années.

Si vous ne vous êtes jamais intéressé aux chaussures minimalistes, il est possible que ce test soit un peu déroutant.

Photo de chaussure japonaise Jika-Tabi, marque : Kurashikiya, modèle : Saibu

 

Caractéristiques des Saibu

Indice minimaliste : 68%

Poids : 262 grammes en 42 (524 grammes la paire).

Semelle intérieure : environ 2,5 mm

Semelle totale : 10 mm à l’avant, 15 mm au talon

Largeur : normal (9,5 cm en 42)

Prix : 59€

Usages : usage polyvalent

 

Poids

La gomme utilisée est plutôt lourde et le tissu utilisé est épais, ce qui rend l’ensemble assez pesant pour une chaussure minimaliste. Cependant, cela reste léger comparé à des chaussures standards. À noter que d’une paire à une autre, il peut y avoir quelques grammes d’écart (pour une même pointure).

 

Une semelle souple

La semelle intérieure donne une sensation d’amorti, surtout grâce à un renfort intérieur sous le talon (ce qui explique en partie le drop de 5 mm).

La semelle extérieure est plutôt épaisse et les crampons sont imposants (4 mm). Le composé de la semelle est assez tendre. La semelle représente une grande partie du poids de la chaussure. L’adhérence est très bonne.

Semelle des Jika-tabi Saibu Kurashikiya (vu de dessous)

Malgré une épaisseur de plus d’un centimètre, la semelle est très souple, ce à quoi on ne s’attend pas. Elle obtient d’ailleurs les notes maximales en flexibilité longitudinale et torsionnelle.

Photo montrant la flexibilité torsionnelle des jikatabi Saibu Kurashikiya Photo montrant la flexibilité longitudinale des jikatabi Saibu Kurashikiya

 

Les tailles

Le fait que seul le gros orteil soit séparé est moins contraignant que les FiveFingers. En effet, davantage la morphologie de chacun à moins d’impact pour chausser des Jika-Tabi. Cependant, comme nous le verrons plus bas, il y a d’autres limites.

 

Longueur

Les longueurs sur les boîtes sont données en centimètres. Voici les correspondances :
36 : 23,5 cm
37 : 24 cm
38 : 24,5 cm
39 : 25 cm
40 : 25,5 cm
41 : 26 cm
42 : 26,5 cm
43 : 27 cm
44 : 28 cm
45 : 29 cm
46 : 30 cm

Largeur

La largeur des Saibu est normale.

 

Une fermeture un peu spéciale

La fermeture des Saibu se situe derrière le pied. Elle est composée de 7 attaches en laitons qu’il faut enfiler dans des crans. Ces derniers sont matérialisés par 4 fils épais. Ils permettent un ajustement assez précis. Pour ma part, c’est parfait.

Photo du système de fermeture traditionnel des jika-tabi avec des attaches en laiton

 

Tissu

Les Saibu sont en coton. Les couches de tissu font presque 1 mm d’épaisseur (ce qui est plutôt épais). La finition et la résistance sont excellentes. Cependant, le coton étant peu extensible et au vu du système de fermeture, je les déconseille si vous avez un coup de pied fort.

Les Saibu sont montantes (20 cm en 42). Ce qui englobe la cheville et le bas du mollet. D’ailleurs, j’ai enlevé quelques points sur l’indice minimaliste à cause de cela.

 

Sensations

Comme l’indice minimaliste le laisse entendre, les Saibu sont entre deux eaux. Les sensations tactiles sont plus prononcées qu’avec des chaussures « normales », mais bien moins qu’avec de vraies chaussures minimalistes. Les graviers se sentent à peine, mais on les perçoit. La souplesse de la semelle permet un excellent déroulé du pied et s’adapte bien aux variations du terrain.

 

Usage & look

Par sa couleur noire, ce modèle est discret. Bien plus que les Marugo 6 qui ont une semelle orange. Il est possible de retrousser le haut de la chaussure pour donner un look plus décontracté.

Comme je l’ai dit en introduction, les jikatabi peuvent aussi bien être utilisés en intérieur qu’en extérieur. Elles sont très polyvalentes, mais peu adaptées à l’été car un peu trop épaisse. En hiver, il faudra prévoir des chaussettes si l’on prévoit un usage extérieur. Sinon elles peuvent être portées pieds-nus.
Ainsi, les Jika-Tabi peuvent être portées au quotidien, pour la pratique de sports, pour le théâtre, la pratique de musique japonaise (comme le taiko), etc…

Comme pour les FiveFinger, elles attirent quelques regards curieux.

Photo Jika-tabi Saibu

 

Conclusion

Proposées à 59 €, les Saibu sont des chaussures de qualité, plutôt destinées aux personnes appréciant la culture nipponne. En termes d’indice minimaliste, elles se situent à la jonction des chaussures minimalistes et des chaussures standards : elles sont encore amortissantes, tout en proposant des sensations intéressantes. Elles ont aussi l’avantage de séparer le gros orteil, ce qui peut être un plus pour la prévention ou l’aide au soin de certaines pathologies comme les hallux valgus.

 

Les plus :
+ Flexibilité de la semelle
+ Quantité des chaussures
+ Polyvalente : intérieur et extérieur
+ Gros orteil séparé
+ Le prix

Les moins :
– Le poids
– Le drop
– Ne convint pas au haut coup de pied

Photo de Jika-tabi Saibu fabriqué par Marugo

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